Dans le n° 57 - Avril 2012

Par Jacques TOUZARD

Mots clés associés : Campagne budgétaire, Missions d’intérêt général et à l’aide à la contractualisation 

Campagne tarifaire: la mithridatisation des hôpitaux publics peut-elle continuer encore longtemps ?

Pointé systématiquement du doigt par ses financeurs, sommé par les tutelles d'être efficient, l'hôpital public est aujourd'hui, comme depuis de nombreuses années, invités à passer au tiroir caisse pour financer les dérives de l'ONDAM. Comment peut-on en arriver là?

Techniquement c'est simple, on prélève sur la part MIGAC (missions d'intérêt général et d'aide à la contractualisation) de l'ONDAM et non sur l'ONDAM dans sa globalité. De la sorte, on fait des missions de service public une variable d'ajustement du système. Or le système de santé en France, ne repose pas que sur l'hôpital public, mais aussi sur les cliniques et la médecine de ville. Pourquoi l'hôpital public devrait être le seul financeur de l'ONDAM? Y-a-t-il une logique intellectuelle à ne pas mettre le secteur commercial à contribution?

En pratique, cela signifie que l'on sacrifie le secteur public hospitalier, en le vidant petit à petit des financements censés être le reflet de ses missions d'intérêt général. Autrement dit, en sacrifiant le financement des missions de service public, on sacrifie les populations les plus démunies, qui n'ont pas d'autre porte d'accès aux soins que l'hôpital public...en fait, chaque campagne tarifaire est un coup de griffe de plus à la solidarité nationale et donc à notre pacte social.


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